Accord climatique historique de Paris

14 décembre 2015

Chapeau : Accord climatique historique de Paris

Schéma de financement : 2015-12-14

Amorce :

Cette conférence de Paris, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre au parc des expositions du Bourget, avait pour but d’apporter une réponse à ce phénomène qui met en péril l’avenir de la présence humaine dans certains endroits de la planète.

Texte :

Quel objectif? 

Cet accord marque un tournant vers un nouveau monde. Il confirme l’objectif de maintenir le seuil d’augmentation de la température au dessous de 2°C. Les scientifiques considèrent que des grands risques existent en effet au-dessus de cette température. L’accord se fixe même pour la première fois de tendre vers 1,5°C d’augmentation, afin de permettre la sauvegarde des Etats insulaires, les plus menacés par la montée des eaux. 

Comment? 

186 pays (au 12 décembre 2015) ont publié leur plan d’action au cours de l’année 2015 : chacun de ses plans détaillent la façon dont les pays projettent de faire baisser leurs émissions de gaz à effet de serre. L’organisation des Nations Unies en charge du changement climatique avait fait une évaluation de ces contributions le 1er novembre 2015. Cette étude montrait que malgré le mouvement sans précédent de mobilisation engagé par les Etats, le réchauffement de la planète devait encore se situer entre 2,7 et 3 degrés, soit au dessus du seuil fixé par les scientifiques. L’Accord de Paris demande donc à chacun des pays de revoir tous les 5 ans à partir de 2020 ces contributions, sans pouvoir en faire baisser les objectifs et en incitant au contraire chacun des Etats à faire mieux. 

Par quels moyens financiers ? 

L’accord reconnaît que 100 milliards de dollars (en prêts et en dons) devront être consacrés chaque année à partir de 2020 à financer des projets permettant aux pays de s’adapter aux changements climatiques (montée des eaux, sécheresse…) ou de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre. Certains pays en développement, sur une base volontaire, pourront aussi devenir des donateurs pour aider les pays les plus pauvres. En 2025, un premier rendez-vous est prévu dans l’accord afin de prendre de nouveaux engagements chiffrés pour l’aide aux pays les plus pauvres

Tous les pays ont-ils la même responsabilité dans le réchauffement climatique? 

Un des grands principes de la négociation climatique est de reconnaître que face au climat, les pays ont une responsabilité partagée mais différenciée, en fonction notamment de leur niveau de richesse. L’accord fixe sur les financements une obligation aux pays industrialisés de financer l’aide aux pays pauvres sur le climat, tandis que les pays en développement sont invités à contribuer sur une base volontaire. En matière de transparence, un système permettant le suivi des engagements, plus fort qu’auparavant, et avec des flexibilités pour les pays en développement est également institué afin de suivre les efforts de chacun. 

D’autres acteurs sont concernés

Le Bourget aura accueilli pour la première fois la « semaine de l’action »permettant aux collectivités locales, aux entreprises, aux banques de se mobiliser en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. L’accord de Paris, propose la poursuite du Plan d’action Lima-Paris pour continuer à mobiliser ces acteurs. Deux « champions » seront désignés parmi ces acteurs par les deux présidences successives de la COP (France et Maroc) pour continuer à inciter les acteurs à agir.

Quand? 

L’accord sera ouvert à la signature des pays le 22 avril à New York . Un double critère pour que l’accord entre vigueur : 55 pays / 55% des émissions devront avoir ratifié l’accord.

Différents programmes traitent du défi climatique, tel que LIFE, HORIZON 2020 ou encore le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe.