Initiative pour l’emploi des jeunes : 6 milliards d’euros

8 juillet 2014

Chapeau : Commission européenne et des États membres se réuniront le 11 juillet à Bruxelles pour accélérer les modalités de programmatio

Schéma de financement : 2014-07-08

Programme 2014 2020 : Oui

Amorce :

Des experts de la Commission européenne et des États membres se réuniront le 11 juillet à Bruxelles pour accélérer les modalités de programmation et l’application pratique de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) à l’occasion d’un séminaire spécial organisé par la Commission.

Texte :

L’objectif de ce séminaire est de collaborer pour la programmation des mesures financées par l’IEJ afin que tous les États membres admissibles puissent commencer à recevoir les fonds au plus vite.

Les fonds provenant de l’IEJ et du Fonds social européen prévus pour la période 2014‑2020 doivent être utilisés dans des régions où le chômage des jeunes était supérieur à 25 % en 2012 pour des actions en faveur des jeunes de moins de 25 ans (avec la possibilité d’étendre le champ d’application aux jeunes de moins de 29 ans si un État membre le souhaite) et principalement en faveur des jeunes qui ne travaillent pas et ne suivent pas d’études ni de formation (appelés «NEET», Not in Employment, Education or Training). Vingt États membres ont de telles régions et peuvent bénéficier de ces fonds. En finançant la création directe d’emplois, de stages ou de formations continues, l’IEJ soutient directement l’application des dispositifs nationaux de garantie pour la jeunesse.

Les dépenses admissibles depuis le 1er septembre 2013, ce qui signifie que les financements peuvent être antidatés jusqu’à cette date. Conformément aux termes des règlements adoptés par le Conseil des ministres de l’Union européenne et le Parlement européen, les autorités nationales doivent transmettre pour approbation par la Commission leur programme opérationnel d’utilisation des financements de l’IEJ. À ce jour, la Commission a adopté le programme opérationnel français et est sur le point de conclure les négociations sur le projet de programme italien. D’autres États membres, notamment la Bulgarie, la Croatie, l’Irlande, la Pologne et la Suède sont aussi en train d’appliquer des projets qui doivent être financés par l’IEJ.

Contexte

La proposition de la Commission relative à une garantie pour la jeunesse a été présentée en décembre 2012, formellement adoptée par le Conseil des ministres de l’Union européenne le 22 avril 2013 et approuvée par le Conseil européen en juin 2013. Elle obéit à une logique très simple: veiller à ce qu’aucun jeune ne demeure inactif ou chômeur pendant plus de quatre mois. Grâce à la garantie pour la jeunesse, tous les jeunes de moins de 25 ans devraient recevoir une offre d’emploi de qualité, une offre d’apprentissage ou de stage, ou poursuivre leurs études dans les quatre mois suivant la perte d’un emploi ou l’arrêt des études. Une telle réforme structurelle représente un investissement dans le capital humain.

Les 28 États membres ont transmis leur plan d’exécution de la garantie pour la jeunesse et ont pris les premières mesures pour le mettre en place.

Le Fonds social européen qui fournira plus de 10 milliards d’euros par an sur la période 2014–2020, constitue la première source de fonds de l’Union pour l’application de la garantie pour la jeunesse.

Pour accroître l’aide financière de l’Union aux régions comptant le plus de jeunes frappés par le chômage et l’inactivité, le Parlement européen et le Conseil sont convenus de lancer un instrument financier spécifique – l’initiative pour l’emploi des jeunes – dans les États membres où des régions accusent un taux de chômage chez les jeunes de plus de 25 %. L’IEJ recevra un montant de 3 milliards d’euros, à financer sur une nouvelle ligne budgétaire du budget de l’Union spécialement consacrée à l’emploi des jeunes (transférée par anticipation pour 2014 et 2015) et une contribution au moins égale proviendra des allocations du FSE aux États membres.

L’IEJ a pour but d’aider les jeunes, et plus particulièrement les NEET, plutôt que d’appliquer des réformes structurelles (rôle joué par le FSE). Elle peut servir à soutenir différentes activités, parmi lesquelles le soutien à une première expérience professionnelle, la fourniture de stages et d’apprentissages, l’aide à la création d’entreprise pour les jeunes entrepreneurs, un enseignement et une formation professionnels de qualité, des programmes de la deuxième chance pour les jeunes en décrochage scolaire, des subventions salariales ciblées et des aides à l’embauche.

Url description : Presse de la Commission européenne

Url : http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-784_fr.htm

Url info description: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-784_fr.htm

Url info: http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-784_fr.htm